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Broadwood 1872 : Récital d'inauguration et Master Class par Cyril Huvé

Samedi 30 septembre et Dimanche 1er octobre
meuble somptueux meuble somptueux
Gabriel Boz, grand amateur de musique et collectionneur de pianos historiques, nous a confié la restauration de son piano grand concert Broadwood de 1872 en fin d'année 2004. Particularité de ce piano: splendeur du meuble et musicalité exceptionnelle !
Avec ses 238cm de long, ses cordes parallèles, sa mécanique archaïque et ses chevilles forgées et taraudées à un pas anglais, vissées directement dans le cadre fonte, nous avons là un instrument d'une sonorité et d'un intérêt exceptionnel. Un instrument qui trouve sa plénitude dans le soutien de la voix dans du répertoire lyrique comme Bellini ou Puccini, dans Schubert, Schumann, Beethoven ou encore Chopin.
Cyril Huvé, sera à Pétignac les 30 septembre et 1er octobre Cyril Huvé, sera à Pétignac les 30 septembre et 1er octobre
Peu nombreux sont les pianistes qui ont la curiosité de jouer ou la volonté de découvrir le répertoire romantique du XIXème siècle sur des instruments de l'époque. Heureusement, la vague croissante et le succès des pianofortistes a suscité une remise en question dans les "traditions" et les "écoles de pianos", bref, tout ce qui fait à la fois le garant de la transmission du geste d'un compositeur ou des interprètes supposés être dans la ligne (les écoles russes du piano, l'école française pour ne pas les citer, enseignées dans leurs conservatoires respectifs). En général ou jusqu'à présent, dans ces écoles, on ne prêtait guère d'attention "aux vieux clous" que pouvaient être les pianos du début du XIXème au début du XXème siècle.

Certains concertiste, très peu il faut bien dire, depuis le début des années 80, ont commencé à s'y intéresser à titre personnel, sans forcément ni jouer en concert ni enregistrer.
Nous citerons tout d'abord un pianiste français très engagé et courageux, Cyril HUVé, injustement et peu souvent cité parmi les pianistes français. Ce pianiste, enfin remarqué (nominé aux Victoires de la Musiques 2005) ne se contente pas de jouer le répertoire mais réfléchit sur les œuvres qu'il interprète et les instruments qu'il utilise. Il fait partie de ces artistes qui ont entièrement renouvelé la vision et l'écoute de la musique en utilisant des pianofortes ou des pianos historiques (pianos Érard, pianos viennois du XIXe siècle, Steinway historiques, etc.) en rapport avec les répertoires choisis. Il n'est pas innocent en effet de jouer les Ballades de Chopin sur un instrument qu'a pu connaître le compositeur à Paris en 1840 : la conception de l'œuvre, le style de jeu, la sonorité, etc. s'en ressentent.
Parmis ces pianistes, Cyril Huvé s'est attaché à faire connaître des œuvres ou des genres oubliés : c'est ainsi qu'il a enregistré l'Album d'un voyageur de Liszt (embryon des futures Années de pélerinage), l'intégrale des lieder du même compositeur, et qu'il a remis à l'honneur, en compagnie du comédien Daniel Mesguich, le genre perdu du mélodrame.
Cyril Huvé se produit également en duo avec la violoniste Jorda Fleezanis. Les deux artistes ont enregistré l'intégrale des Sonates pour violon et piano de Beethoven (Cyprès, distr. Naïve) qu'ils interprètent par ailleurs à la salle de l'ex-ancien Conservatoire en octobre 2005. Pour ces musiciens, le jeu des instruments authentiques conduit à des choix déterminants dans la lecture des partitions, à une réévaluation de leur tempo et de leur caractère, avec une validité qu’ils souhaitent comparable à celle qu’on reconnaît aux interprétations sur instruments dits modernes. Cyril Huvé affirme le goût d'une action pour la musique de chambre au contact d'un public, dans une région, dans une relation culturelle de confiance avec des auditeurs : dans le Berry, au pays de George Sand, où il réside ; en Auvergne, dans le cadre de l’Académie qu’il dirige à La Chaise-Dieu ; et dans l’atelier du Pianoforte qu’il anime à Montmartre, Cyril Huvé emmène le public à la découverte de l’univers des musiques qu’il affectionne. Voir son site


Chopin : Scherzi et Ballades

1992 - EMI Classics
Schubert - Liszt : Le Chant du Cygne

1996 - Adès
Ludwig Van Beethoven : The Complete Pianoforte and Violin Sonatas

2003 - Cypres
Franz Liszt : Paraphrases sur Verdi
3/4 de queue Broadwood 1872 qui sera joué samedi 3/4 de queue Broadwood 1872 qui sera joué samedi
Ce piano fabuleux retrouvera bientôt sa place dans les concerts d'aujourd'hui et de demain. Il est un aboutissement, un chant du cygne. L'optique de John Broadwood est toute axée vers la somptuosité du timbre, la richesse de l'enveloppe sonore. Bientôt, Broadwood se verra abandonné des pianistes pour des pianos plus "modernes", plus précis, rapides, puissants. Sa mécanique incroyablement archaïque n'est pas un obstacle à l'expression. Cyril Huvé fait merveille avec ce genre d'instruments dont la maîtrise n'est pas aisée. Il dépasse les limittes de l'instrument pour nous ammener à la quintessence de la musique jouée en son temps sur cet instrument somptueux.

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