Deuxième présentation en France depuis 1998, au Ritz place Vendôme

Steinway & Sons
Les événements remarquables



Jeudi 15, à 20h : Soirée sur invitation, présentation des instruments mis en valeur par les pianistes Catherine Schneider et Bernard Désormière pour le Jazz !!!


Samedi 17 février à 20h30 : “Concert promenade
avec Bernard Désormière, pianos Steinway, et Jean Chaudron, contrebasse. Soirée consacrée au Jazz, jusque tard dans la nuit. D’autres musiciens, dont Carl Schlosser sax et flûtes, sont aussi attendus pour taper le boeuf...
Entrée 2 € (Ce qui ne coûte rien ne vaut rien !)

Mardi 20 février à 20h30 : “Concert promenade”
avec Catherine Schneider. Nous surferons sur le Thème de MARDI GRAS, (répertoire baroque, classique, romantique, moderne, contemporain et
improvisations personnelles). Catherine Schneider évoquera, pour nous, tour à tour la Fête, la Gravité, la Dérision, l’Exubérance, la Nef des Fous, l’Ivresse et l’Abondance d’avant les restrictions...
Entrée 2 € (Ce qui ne coûte rien ne vaut rien !)


Durant ces 10 jours, il est possible de prendre rendez-vous pour profiter d’une des plages horaires disponibles pour essayer tranquillement le piano de vos rêves.


Le Domaine Musical de Pétignac est ouvert du mardi au vendredi de 14 à 19 heures, le samedi toute la journée, et sur rendez-vous à tout autre moment qui pourrait mieux vous convenir.
Bernard Désormières et Jean Chaudron, avec Carl Schlosser, le 17 février

Venir écouter ces trois Artistes justifie déjà le déplacement. Mais quand le concert prend place lors de huit jours d'événements consacrés aux Steinway & Sons, la soirée se place tout de suite sous le signe de l'exception.

Emotion. C'est sans doute le mot qui s'impose au public venu si nombreux. La petite salle de concert accueille samedi soir plus de cent personnes. Aucune ne parlera de virtuosité, d'invention, d'audace... Ce ne sont que les outils d'un grand professionnalisme.
Il est à peine 8h15. Bernard Désormière offre généreusement son talent aux premiers amateurs venus les écouter. Dans les salons de Pétignac, les notes chantent, les thèmes s'enchaînent, les conversations se chuchotent pour ne pas troubler les premières vibrations sonores. Nous venons d'inventer "l'anti quart d'heure charentais"
Le public trop nombreux, venu à la fois écouter mais aussi voir les joyaux, ne tient plus dans les salons. C'est alors que Maxime Laugier leur offre, à l'étage, une aubade Jazz improvisée, tandis que Bernard Désormières et Jean Chaudron s'installent dans la salle de concert.

Un Steinway & Sons modèle B 211 en ébène de Macassar pour un concert, c'est une exception dans la vie d'un artiste, et un souvenir inoubliable...

En première partie, Bernard Désormières et Jean Chaudron se révèlent être des musiciens habités. Leur complicité de plus de 15 ans explique cette compréhension, cette écoute, ce sens du dialogue et de l'échange qui ravit le public dès les premières notes... Les standards s'enchaînent sur des thèmes de C.Parker, V.Young, D.Ellington, T.Monk, mais aussi B.Désormières, J.Chaudron et Joseph Kosma...

Après un entr'acte festif, Carl Schlosser rejoint les deux compères, pour la deuxième partie. C'est alors qu'un deuxième miracle se déroule "Life". Dès les premières notes de la flûte basse, une houle silencieuse traverse le public; c'est grave, pure, noble, quasi mystique. Et pendant près de 80 minutes, les trois alternent l'émotion avec le brio, l'exubérance avec le swing... Les sonorités rauques du Saxo de Carl, alternent avec les solos de Jean Chaudron. Tout seul, suspendu au souffle du public, il joue et chantonne, ce sont des onomatopées, des murmures ajoutés à la si belle contrebasse de Jean Auray... Merveilleux serviteur de la musique, Bernard Désormières soutient chacun, distribue les interventions, ponctue de son toucher et de ses harmonies avec un art supérieur: ce que beaucoup se sont dit ce soir-là: <<Et pourtant, ça avait l'air si simple>>!

Il était une fois, Mardi Gras, le 20 février 2007, à Pétignac:
après un apéritif musical où Robert Schumann, son "oiseau prophète" et son "poète" conversaient sur une improvisation sur "Corcovado" de Darius Milhaud, se déroulait à travers la "Sonate", oeuvre monumentale, véritable symphonie pour piano de Franz Liszt, compositeur tzigane et fransiscain, une fête où tous les personnages d'un possible carnaval se sont juxtaposés: Faust en Arlequin ou Scaramouche (selon...), Méphisto en Polichinelle, Marguerite en Colombine...

Au détour de phrases de la Sonate (entre les thèmes de Faust et Méphisto), par le biais d'une improvisation, est né des extraits des deux mouvements de la Sonate opus 111 de Beethoven puis retour à Liszt quand subrepticement à l'arrivée cadentielle en ré Majeur du thème de Marguerite se glisse le "Prélude" en cette même tonalité de Jean-Sébastien Bach.

Quelques trilles évocateurs lisztiens et nous voilà plongés dans "la jeune fille et le rossignol" de Enrique Granados qui se termine paisiblement en do# Majeur. Alors, contrastant, Liszt revient à la charge en do# mineur et nous arrivons tout naturellement à l'épisode central de la pièce où éclot suite à une improvisation tzigane, le premier mouvement de la Sonate "au clair de lune" de Beethoven opus 27 no 2. Magie des tonalités et de l'accord de septième de dominante, nous voilà dans l'épisode le plus divin de la Sonate où tout est possible et consolateur.

De ces résonnances émerge "Stillness" de Drake Mabry, vibrante, spacieuse qui appelle "Obsessions" de Catherine Schneider, pièce énergique.
Tout est dit, il est temps de rentrer, de tomber les masques, d'accepter la fin. C'est Liszt qui a le dernier mot avec l'issue du combat et son dernier coup de timbale.

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